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Décembre 2018

La province de Lampang


Désormais, chaque mois nous consacrerons une newsletter à une province de Thaïlande un peu moins connue du grand public. Nous avons invité Mike du site internet Thailandee.com à vous emmener les découvrir.

Le mois dernier, je vous présentais la province de Chiang Rai, nous descendons cette fois-ci un peu plus au Sud-Ouest, tout en restant dans le Nord de la Thaïlande pour partir à Lampang. Réputée pour sa céramique et ses balades en calèche, la province montagneuse, jouit aussi d’une nature luxuriante de laquelle émerge un des temples perchés les plus incroyables du pays.




Visiter la ville et ses environs
La ville de Lampang sera probablement votre point de chute pour visiter la province. Côté logement, vous aurez le choix entre l’hôtel, un peu classique, ou une expérience plus chaleureuse en choisissant de prendre une chambre dans un homestay dans une maison en bois typique. Le confort sera plus rudimentaire mais l’expérience humaine tellement plus enrichissante ! Quelques rudiments d’Anglais seront toutefois nécessaires pour pouvoir échanger avec la famille propriétaire des lieux. Idéalement, choisissez une adresse proche de la rivière et de la Talad Gao Road.

Chaque week-end s’y tient une Walking Street (marché de nuit plus ou moins grand qui prend possession d’une rue quelques soirs par semaine). Si c’est déjà agréable de remonter la rue Talad Gao Road en journée et de découvrir ses maisons anciennes et ses boutiques, les soirs du Kad Kong Ta, le marché de nuit, samedi et dimanche donc, l’ambiance est très différente et les bâtiments centenaires éclairés sont magnifiés. C’est probablement une des plus belles Walking Streets de Thaïlande.




Pour moi, la soirée du week-end idéale à Lampang commence par une balade sur les bords de la rivière Wang en fin d’après-midi. La lumière rasante du soleil qui décline crée de jolis reflets qui avec le pont Ratchadaphisek dans le cadre font de belles photos souvenirs (voir photo au début de l’article). Puis direction, la Walking Street pour acheter des souvenirs et goûter à la cuisine locale en mangeant soit sur le pouce, en choisissant votre repas parmi les nombreuses étals, soit assis à la table d’un restaurant pour déguster un Khao Soy par exemple, plat typique du Nord, à base de curry, lait de coco, nouilles, dont certaines croustillantes, et de viande (quoiqu’il en existe aussi des versions végétariennes). Puis une fois que vous avez remonté la rue Talad Gao Road, continuez sur 200 mètres pour aller admirer les illuminations colorées du Wat Chiang Rai, un petit temple blanc plein de charme.

La journée, en ville, vous la consacrerez à la visite du temple de Wat Phra Kaew Don Tao qui vous permettra d’en savoir plus encore sur le Bouddha d’Emeraude qui est actuellement au Wat Phra Kaew dans l’enceinte du Grand Palais à Bangkok.




Vous pourrez aussi visiter des maisons anciennes transformées en musées comme la Ban Saonak qui est probablement la plus intéressante. Et si vous n’avez pas envie de marcher ou de prendre un engin à moteur pour vous déplacer, pourquoi ne pas faire un tour en calèche ? Lampang est connue comme le dernier endroit de Thaïlande à proposer ces attelages pour se déplacer. Ils sont l’emblème de la province.




La céramique de Lampang
Nombreux sont les restaurants en Thaïlande, surtout dans le Nord du pays, qui utilisent des assiettes, bols ou récipients flanqués d’un coq peint typique de la céramique de Lampang. D’ailleurs sur le bord de l’autoroute pas besoin de lire les panneaux pour savoir quand on approche de Lampang, les magasins vendant un stock impressionnant de poteries qui s’enchaînent, vous l’indiquent. Même si c’est toujours délicat de ramener ce type de souvenirs quand on prend l’avion pour rentrer chez soi, vous aurez, j’en suis sûr, comme moi, du mal à ne rien acheter. Surtout que les prix sont très attractifs pour une production artisanale. Vous pourrez même faire vos propres créations au Dhanabadee Ceramic Museum (réservez à l’avance) qui se trouve proche de l’aéroport. Il propose un intéressant musée qui retrace l’histoire de cette production venue de Chine et son essor et surtout continue de produire des bols coq quotidiennement.




Hors de la ville
A une vingtaine de kilomètres de la ville, le Wat Phrat That Lampang Luang est incontournable de toute visite à Lampang. Ce temple de style Lanna entouré d’un mur de fortification est un des plus beaux du Nord.




Mais le temple à voir absolument dans la province se trouve dans le district de Chae Hom à 65 kilomètres de là. Perché sur une montagne à la topographie pourtant peu adaptée pour accueillir toute construction, le Wat Chalermprakiat (c’est le nom tel qu’il faut taper dans GoogleMap) disperse ses éléments sur les pics rocailleux du sommet. C’est vraiment étonnant de voir ces petits chedis posés sur les aiguilles naturelles de la montagne. La vue là-haut, par temps dégagé, est juste magnifique ! C’est mon énorme coup de cœur à Lampang. Je pourrais rester des heures à contempler la vallée et les montagnes alentours, monter et descendre sur les différents éléments.




Pour arriver là-haut, vous êtes d’abord emmené sur une bonne partie de l’ascension par un service de pick-ups et ses conducteurs chevronnés, sur une petite route aux courbes très abruptes pour un court trajet qui vous donnera des sensations proches des montagnes russes. Puis, il vous restera à emprunter un petit sentier alternant les passerelles et escaliers métalliques pour arriver au sommet.

Je vous recommande d’intégrer le temple à une journée d’excursion au départ de Lampang que vous pourrez terminer au Chae Son National Park qui se trouve seulement 10 kilomètres plus loin. On y trouve des cascades et des grottes et on peut y faire des treks et même y dormir. Mais si vous êtes juste venu à la journée, faites le petit trail qui mène à la cascade de Chae Son. Facilement accessible depuis le parking, elle s’élève sur 6 niveaux que vous montez par un escalier qui la longe mais si vous voulez piquer une tête pour vous rafraîchir, vous ne pourrez le faire qu’aux pieds de la cascade.




De toute façon, Chae Son n’est pas réputé pour son eau fraîche mais pour ses sources chaudes. Les Chae Son Hot Springs délivrent naturellement une eau à 82°C et comme souvent, dans ce genre d’endroits en Thaïlande, vous pouvez acheter des œufs dans des paniers en bambou et les y faire cuire. Comptez 15 minutes pour un œuf dur.




Et quoi de mieux pour finir la journée que de se prélasser dans un bain d’eau minérale naturellement chaude avant de reprendre la route et profiter des superbes paysages, surtout pendant la saison du riz, sur la route du retour vers Lampang ?

Lorsque les rizières sont plantées justement, une des curiosités de la province, c’est le pont en bambou du Wat Phra That Sandon qui les enjambe depuis le bord de l’autoroute et mène jusqu’à l’escalier du temple. Au moment de la repique du riz (en juillet en général), ici, mais aussi dans toute la province et dans tout le Nord du pays, il arrive souvent que les habitants invitent les touristes qui osent venir à leur rencontre dans les champs, à participer. Ce sont toujours des moments d’échange précieux et souvent très drôles, malgré la barrière de la langue.




J’espére que ces quelques lignes et photos vous auront donné envie de découvrir cette province. Rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle destination.

Comment se rendre à Lampang ?
De Bangkok, les compagnies aériennes Bangkok Airways (depuis l’aéroport Suvarnabhumi) et Nok Air (depuis l’aéroport Don Muang) sont les deux seules à proposer des vols quotidiens pour Lampang. C’est le moyen le plus rapide de gagner la province depuis la capitale. La ligne Nord des trains passe également par la ville mais depuis Bangkok, vue la durée du trajet, il est préférable d’opter pour une couchette en train de nuit.

Les bus pour Lampang partent du Terminal Nord de Bangkok (Mo Chit) et mettent une dizaine d’heures à rejoindre la ville qui est aussi une étape sur la plupart des lignes de bus à destination de Chiang Mai ou Chiang Rai.

Mes coups de cœur
- Le temple perché Wat Chalerm Prakiat
- Le Pont en bambou du Wat Phra That Sandon
- La Walking Street du samedi et dimanche soir
- Le restaurant Aroy One Baht pour ses petits prix et son excellente cuisine thaïe
- La fin de journée sur les bords de la rivière et les reflets du ciel et du pont Ratchadapisek
- La visite du Dhanabadee Ceramic Museum




Chiang Rai, les charmes de la « Ville Majeure »



Désormais, chaque mois nous consacrerons une newsletter à une province de Thaïlande un peu moins connue du grand public. Nous avons invité Mike du site internet Thailandee.com à vous emmener les découvrir.
Pour commencer, il nous entraîne à Chiang Rai dans le Nord du pays. Moins connue et surtout moins visitée par les voyageurs que sa voisine Chiang Mai, encadrée par les frontières birmane et laotienne, elle ne manque pas d’atouts et offre des paysages de montagnes exceptionnels.



Chiang Rai, côté ville
La ville de Chiang Rai fondée en 1262 par le Roi Mengrai possède quelques jolis temples qui, pour la petite histoire, ont pour beaucoup un homonyme à Chiang Mai voire à Bangkok. Le plus notable est le Wat Phra Kaew (Temple du Bouddha d’Emeraude) où aurait été découvert le Bouddha d’Emeraude qui se trouve actuellement au temple du même nom à Bangkok. Vous y découvrirez la passionnante histoire de la statuette et son parcours dans différents temples dans le pays. Vous pourrez aussi admirer les toitures typiques du style du Nord, le style Lanna, au Wat Phra Sing qui se trouve à seulement 5 minutes à pieds. Et en sortant, si vous avez des questions pour organiser votre séjour dans la province ou besoin d’une carte de la ville ou tout autre renseignement, vous pourrez aller au bureau de l’Office National du Tourisme de Thaïlande (TAT) qui se trouve quasiment en face.

Ceci dit, les temples les plus incontournables de Chiang Rai sont aussi les plus récents et se trouvent un peu hors de la ville. Le plus connu est évidemment le Temple Blanc ou Wat Rong Khun qui est même devenu l’emblème de la ville en quelque sorte. Son style architectural étonnant n’a aucun équivalent en Thaïlande. Toujours caractérisé par la couleur, je vous conseille aussi d’aller au Temple Bleu, le Wat Rong Suea Ten, dont l’intérieur tout en fresque à dominante bleu dans lequel trône un bouddha blanc assis, est magnifique.


Quelques kilomètres plus loin, posé sur une petite colline, un autre temple attire de plus en plus de visiteurs avec sa statue blanche que l’on voit de loin. Souvent appelée à tort « Big Buddha de Chiang Rai », il s’agit en fait d’une représentation de Guan Yin, la déesse chinoise de la compassion car le Wat Huay Pla Kung est un temple chinois avant tout. Ce qui est amusant à faire ici, c’est de monter à l’intérieur de la statue et arriver dans sa tête pour découvrir de jolies fresques en relief blanches et jeter un œil pas les ouvertures des yeux de la déesse sur la vallée et la pagode à 9 étages.

Vous pourrez poursuivre par la visite de la déconcertante « Black House » (Maison Noire) qui se trouve à quelques kilomètres et qui ne laisse jamais le visiteur indifférent. En général, on aime ou on déteste…

Le soir, à Chiang Rai, vous pourriez aller dîner au restaurant bien sûr mais ce serait dommage de ne pas vous rendre au moins une fois au Night Bazaar qui prend place chaque soir à côté du Terminal des Bus numéro 1. Vous y trouverez un grand « Food Court » entouré de dizaines de stands au gré desquels vous pourrez composer votre dîner avant de prendre place à l’une des tables en fer au centre et de profiter de spectacles de danses. Et le week-end, c’est encore mieux avec les Walking Streets du samedi et du dimanche, grands marchés de nuit très populaires et très fréquentés par la population locale. Vous pourrez y goûter toutes sortes de plats et encas de la cuisine de rue thaïlandais. Le nombre de stands et la variété de choix sont juste étourdissants. Et la particularité des Walking Streets de Chiang Rai, c’est qu’il y a des danses collectives auxquelles vous pourrez facilement participer, les pas étant assez simples. Bonne ambiance garantie !


Chiang Rai, côté montagne
Mon vrai coup de cœur dans la province de Chiang Rai, ce sont ses montagnes ! Chaque visite dans les hauteurs vous offre son lot de vues superbes sur les cultures - notamment les rizières si c’est la saison - vous y croiserez aussi des villages de minorités montagnardes qui cultivent ces champs à flanc de montagne.

Le mont le plus connu par ici, le Phu Chi Fah, attire beaucoup de monde l’hiver pour assister au lever du soleil sur une mer de brume. Mais par temps dégagé, l’endroit est superbe toute l’année. Et comme vous le rappelle une borne, vous y côtoyez le Laos que vous surplombez du sommet à 1600 mètres d’altitude.


Sur le parking, achetez de quoi vous désaltérer ou quelques souvenirs aux vendeuses de la tribu Hmong qui vous remercieront d’un large sourire puis poursuivez votre route 25 kilomètres plus loin, jusqu’au Doi Pha Thang. On en parle beaucoup moins mais ses vues imprenables sur le fleuve Mékong, en bas, dans la vallée laotienne, sont encore plus incroyables que les paysages autour du Phu Chi Fah.



Les montagnes de Chiang Rai sont aussi réputées pour leurs plantations de thé. Quel plaisir après avoir profité des vues sur la route d’arriver à Doi Mae Salong et de voir les cueilleuses dans les rangées bien ordonnées choisir les feuilles qu’elles récoltent et d’assister à leur torréfaction, enivré des odeurs de thé, accueilli dans une usine artisanale par des ouvriers contents de vous montrer leur travail.



Et bien sûr, n’hésitez pas à acheter la production locale, vous vous rappellerez les senteurs et les images de votre passage à Doi Mae Salong à chaque gorgée.



Et si vous êtes plutôt café, cette fois, c’est direction Doi Chang qu’il faut aller. Au sommet, vous pourrez voir les caféiers et une petite usine en action juste à côté de la Coffee Academy. Si vous avez de la chance, car contrairement au thé, la récolte du café est saisonnière, vous pourrez voir le processus pour séparer les grains de leur enveloppe. La montagne a donné son nom à la marque de café éthique la plus connue de Thaïlande «Doi Chaang Coffee». Là aussi, vous pouvez en ramener quelques paquets achetés directement au producteur ou presque.



Et bien sûr, comme souvent dans les montagnes de Thaïlande, il y a des cascades dans la province de Chiang Rai. La plus facile d’accès est la Huay Kaew Waterfall à laquelle on arrive par un petit trail pas très éprouvant de 15 minutes. Vous pourrez vous y baigner, il y a de l’eau toute l’année. Des treks plus longs dans la jungle, avec un guide Akha par exemple, sont également possible.

Et pour bien finir la journée, quoi de mieux que de plonger dans l’eau à 40°C dans la piscine minérale des sources chaudes de Pha Soet ? Si vous avez un petit creux, vous pourrez y faire cuire quelques œufs durs en plongeant un panier de bambou tressé avec votre futur encas dans l’eau presque bouillante (74°C) d’un bassin dédié. Temps de cuisson 15 minutes. Sinon, pour un repas plus élaboré, il y a un restaurant aussi.

On est dans la vallée et plus en montagne, comme son nom l’indique, mais passer une demie journée à l’Elephant Valley à suivre ces animaux majestueux à distance (jamais moins de 10 mètres) et les regarder vivre leur vie d’éléphant en observateurs privilégiés sera sûrement aussi un des beaux souvenirs de votre séjour à Chiang Rai.



Le Triangle d’Or
Le Triangle d’Or est, avec le Temple Blanc, l’attraction la plus connue de Chiang Rai. Beaucoup de visiteurs viennent à la journée depuis Chiang Mai juste pour ces deux lieux et passent à côté de tout le reste et c’est bien dommage !

Point de rencontre de la Thaïlande, du Myanmar (ex-Birmanie) et du Laos, le Golden Triangle est, il est vrai, fascinant pour cette proximité que l’on y a avec deux autres pays dont les frontières sont dessinés par le Mékong et la Ruak River qui ici se rejoignent. Pour ceux qui voudraient aller voir de plus près, il est possible de traverser le fleuve et de faire un petit tour sur un marché côté laotien mais votre escapade au Laos ne pourra être que furtive car ici pas de poste de frontière.



En poursuivant un peu plus loin dans les terres, vous trouverez des restaurants en bambou sur pilotis qui enjambent les rizières, pour y manger bien entendu mais aussi participer à la repique du riz si vous y êtes au bon moment (en général début à mi-juillet) ou à la récolte (fin octobre – début novembre).

La province de Chiang Rai mérite bien que l’on lui consacre au moins 3 jours à partager entre ville et montagne.

Comment se rendre à Chiang Rai ?
Vous pouvez rejoindre Chiang Rai par les airs ou par la route. De Bangkok, toutes les compagnies opérant en Thaïlande proposent un ou plusieurs vols par jour. Thai Airways, Thai Smile, Bangkok Airways et VietJetAir décollent depuis l’aéroport Suvarnabhumi, tandis que Air Asia, Thai Lion Air ou Nok Air décollent de l’aéroport Don Muang. Temps de vol : 1h30. Il y a également des vols directs depuis d’autres villes de Thaïlande notamment un très intéressant Phuket – Chiang Rai.

En bus, vous pouvez vous rendre à Chiang Rai depuis de très nombreuses villes du pays. De Bangkok, les bus partent du Terminal Nord (Mo Chit) pour un voyage de l’ordre de 11 heures. Le train ne va pas à Chiang Rai. La ville la plus proche avec une gare est Chiang Mai, il faut ensuite un peu plus de 3h pour rejoindre Chiang Rai en bus de ligne.

Mes coups de cœurs :
- Dîner aux Walking Streets du samedi ou dimanche ou au Night Bazaar en semaine
- Visiter le temple Bleu (Wat Rong Suea Ten) et son superbe intérieur
- Doi Chang et ses plantations de café
- Doi Mae Salong et ses plantations de thé
- La boucle Chiang Rai – Phu Chi Fah Doi Pha Tang – Chiang Rai et ses vues sur le Mékong et le Laos très appréciée des motards
- Déguster un Khao Soi spécialité du Nord de la Thaïlande
- Se prélasser dans la piscine des sources chaudes de Pha Soet



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